Auteur.e.s : Désiré GUI, .
Titre : La théorie kantienne de la connaissance et l’appréhension de la sorcellerie dans l’ontologie africaine : une alternative au relativisme
Résumé
L’époque postmoderne est essentiellement caractérisée par l’émergence de doctrines et
théories qui dénotent, en elles-mêmes, une sorte de rupture avec le cartésianisme. En ce sens, il
s’agit essentiellement des théories qui transcendent l’objectivité kantienne ; l’espace et au temps.
Elles attestent une interaction ou hiérarchie de mondes dont la compréhension invite à
transcender les règles et procédés propres au monde phénoménal. Avec le fictionnalisme, elles
fondent à saisir l’histoire comme un champ perpétuellement en construction, présentant l’image
d’un palimpseste. Dès lors, la compréhension de l’univers alterne constamment dans le monde du
non-représentable, constat manifeste dans les sociétés négro-africaines. Loin d’affirmer une
rationalité endogène aux différentes cultures, cet article invite à questionner le quotidien de
l’africain dans son rapport à son milieu. Il sera question d’investir le champ du paranormal et
donc la manière dont l’africain rend compte de son être-là quotidien qui est irréductible à la
phénoménologie kantienne, tout bien considéré. Avec les interprétations de la mort
communément admises dans les traditions africaines, la sorcellerie à travers les diverses forces
magiques qui lui sont attribuées donnent sens, joue un rôle dans la construction sociale et soulève
des défis qui fondent une alternative au relativisme.
Publié dans le numéro 3 le (11 – 2025), 07/11/2025